Caroline Hayeur fait partie de l’équipe de l’Agence Stock Photo depuis 1994.
Après avoir terminé ses études en photogra- phie au Cégep du Vieux Montréal, elle effec- tue son premier reportage en 1990 : une traversée du Canada intitulée La crise cons- titutionnelle de Montréal à Vancouver. Elle se découvre immédiatement une passion pour les grands espaces. Ses portraits et
ses reportages l’ont menée par ailleurs à voyager aux États-Unis (un reportage de six mois avec un camion aménagé en labo-
photo, publié en partie par l’hebdomadaire culturel Voir), plusieurs fois en Europe, en Russie et à Haïti. Son reportage vidéogra- phique sur les autochtones et la ville fantôme de Schefferville, réalisé avec Jennifer Alleyn, fut diffusé en février 1996 à l’émission Le Point à la télévision de Radio-Canada.
Aujourd’hui, Caroline Hayeur collabore régulièrement avec la plupart des publica- tions québécoises et canadiennes. À l’inter- national, elle a collaboré, entre autres, avec le magazine australien Black and White, pour lequel elle a effectué un reportage
sur les danseuses nues, et avec plusieurs magazines spécialisés en musique et night life soit : URB, The Wire, Shift, Wire. Elle est correspondante pour plusieurs quotidiens et hebdomadaires français tels que Libération, Le Monde, Le Point et L’Express.
L’exposition et le livre intitulés
Rituel festif, Portraits de la scène rave à Montréal / Festive Ritual, Portraits of the Montreal rave scene, ont tous deux reçu une visibilité internationale : au Mois de la photo à Mont- réal en 1997, en tournée dans le réseau des 50 Galeries Photo FNAC, au GLOBAL TECKNO à La Grande Halle de la Villette à Paris, et au Teknival SONAR à Barcelone.
En 1999, Caroline Hayeur revient de Moscou avec une série sur la jeunesse moscovite et sa faune de nuit.
Au fil des ans, elle accompagne l’émergence et la professionnalisation de la scène des musiques dites électroniques en tant qu’ob- servatrice privilégiée. Au cours de l’été 2002, le magazine Parachute publiait une série de ses photographies dans sa section port-folio. Elle représente le Montréal-by-night de façon intimiste et humaniste dans l’exposition de groupe Points de vue sur la ville, Escales transcanadiennes, présentée à l’Alliance française à Paris à l’automne 2001.
Tanz Party, un travail issu d’une résidence d’artiste étalée sur une période d’un an, fut effectuée autour de Mulhouse, en France. Cette carte blanche, à l’invitation de la gale- rie photo
La Filature, fut présentée en septembre 2002, faisant l’ouverture de la dixième saison du centre.

Sa recherche portait cette fois sur les mouvements du corps et les formes de comportements sociaux induits par les rassemblements, comme les thés dansants, les discothèques, les concerts, le carnaval, les fêtes populaires etc. de la région d’Alsace. Christian Caujole, Directeur de
l’Agence Vu (France), a rédigé la préface
du livre édité en complément de ce projet.
En septembre 2002, Caroline Hayeur participe à la rétrospective photographique Stock en Haïti 15 ans, au Musée du Pan- théon National de Port-Au-Prince, durant la deuxième biennale AfricAméricA. L’exposition fut ensuite présentée à la Maison de la culture Côte-des-Neiges de Montréal en avril 2003.
Elle présentait son plus récent travail en octobre 2003 à la
Galerie Clark, avec une exposition solo intitulée Mes nuits blanches. Sur trois immenses planches contact, elle a reconstruit un assemblage intime d’images en 36 poses.

La présente compilation se veut un retour sur plus de cinq années de photographies personnelles. La thématique principale rejoint l’intérêt de Caroline Hayeur pour les événe- ments du quotidien à la frontière de l'infime, de l’intime, de l'instantané, de l'impalpable.